Les employé-es de soutien des commissions
scolaires, des cégeps et des organismes gouvernementaux
membres de la CSN et de la FTQ se sont prononcés massivement
en faveur de l’établissement d’une banque variant de deux
jours à plusieurs jours de grève, selon les mandats, à
exercer dès la rentrée.
Après avoir utilisé des moyens de pressions légers au
printemps pour faire progresser les négociations, les
membres du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ),
de l’Union des employés et employées de service (UES 800 -
FTQ), du Syndicat des employées et employés
professionnels-les et de bureau (SEPB-FTQ) et de la
Fédération des employées et employés de services publics de
la CSN (FEESP-CSN), ont conclu qu’il était approprié
d’employer des actions plus musclées pour faire débloquer
les pourparlers.
«Nous visons un règlement à l’automne,
souligne la présidente de la FEESP-CSN, Ginette Guérin.
Nous avons laissé suffisamment de temps aux négociateurs
pour faire leur travail, mais compte tenu du manque
d’ouverture de la partie patronale, il est évident qu’un
règlement satisfaisant ne surviendra pas sans que la
pression soit forte. Nos membres ont jugé qu’il fallait
mettre cette pression dès la rentrée».
«Voilà maintenant un an que nous avons déposé nos
demandes et nous ne nous sommes même pas entendus sur une
simple virgule. Si les négociateurs patronaux ne sont pas
prêts à mettre quelque chose de concret sur la table dès la
rentrée, ils peuvent être assurés que nous serons prêts à
leur faire une belle démonstration de notre mécontentement»,
affirme Claude Bélanger, vice-président Éducation au SCFP.
«Nous n’avons rien contre la valse mais nous n’en pouvons
plus de tourner en rond. Il est grand temps d’avancer. Dès
la mi-août nous ferons connaître publiquement le plan
détaillé de nos actions automnales», a lancé Michel
Murray, coordonnateur de la mobilisation pour la FTQ.
Sans convention collective depuis juin 2003, les 47 000
membres de la FEESP-CSN et de la FTQ souhaitent notamment
s’attaquer à la précarité d’emploi, à la sous-traitance et à
la privatisation des services publics.