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Je ne voudrais pas me prendre pour un médecin
car je n’ai point les compétences dans ce domaine, mais par
contre, moi je connais bien la sous-traitance qui fait autant de
ravage dans nos milieux de travail. Les deux vont de pair, car
celui qu’on diagnostique une gangrène ou sous-traitance se voit
tout ou tard amputer un membre ou plusieurs mêmes.
Est-ce qu’il y a plusieurs catégories de
sous-traitance ?
Je vous dirais que oui. Les commissions
scolaires se départissent de leurs responsabilités de différentes
façons en voici quelques-unes :
Nous la retrouvons dans
l’utilisation de bénévole,
en grande partie dans les bibliothèques.
Au début des années 80, lors de la récession, les services
publics sont vus amputer une portion de leurs budgets de
fonctionnement, les techniciens en documentations, les
bibliothécaires et les relieurs aux files des années ont vu
leurs postes disparaîtrent au détriment des écoles. Face aux
coupures de ces services à la clientèle étudiante, la population
a été fortement incitée à assumer elle-même ces services par
l’entremise des comités de parents. Aux cours des années 80 et
90, plus ou moins cent(100) postes à travers le Québec ont été
abolit dans ce domaine.
À quand le retour du
balancier ? Pourtant, nous savons tous biens que l’économie du
Québec par son produit intérieur brut est des plus respectables
depuis plusieurs années !
Qu’ils soient
stagiaires provenant des écoles secondaires, cégeps ou autres,
ces étudiants sont souvent assignés aux même tâches que nous, ce
qui, généralement, les détourne de leur programme pédagogique et
dans un même temps restreint la création d’emploi.
Ceci
profite à qui ? Si ce n’est qu’à l’employeur !
Les commissions scolaires reçoivent toute
sorte de subvention. Tous ces programmes mis en place par nos
gouvernements ont pour effets de faire exécuter nos tâches à
rabais et de reporter l’échéance de vraies politiques de plein
d’emploi. En 1989, le parti libéral du gouvernement Chrétien
avait adopté une loi pour éliminer la pauvreté au Canada. On
peut en dire autant du gouvernement Charest quelques années plus
tard.
Ils
non pas réellement crées d’emplois, si ce n’est à coût de
subventions qui ont donné vraiment du travail éphémère, non
durable et à statut précaire.
Nous constatons que depuis dix(15) ans rien n’a
été fait pour arrêter ce fléau mais plutôt elle s’est vue
accentuée depuis ce temps.
Luc Charbonneau,
vice-président |